LES NOUVEAUX LIVRES

Egypte An II

Publié dans Collection D'un espace, l'autre

Egypte An IIParu le 28 novembre

Ce texte porte un éclairage différent de celui de la presse occidentale sur ce qui s'est passé en Égypte de janvier 2011 à juin 2013. Analyses et reportages que je considère comme biaisés, tronqués et ne reflétant ni la réalité des faits eux-mêmes, ni la profondeur politique qu'ils signifient.
On lit, on entend, on donne à voir que la culture démocratique des Égyptiens balbutie alors même que la jeunesse du pays orchestre un spectacle grandiose de démocratie. Le peuple avait porté un Président au pouvoir. Le Président s’est montré incompétent et dangereux. Ce même peuple exprime sa volonté de destituer le Président et délègue aux militaires le pouvoir de négocier sa destitution. Tel est le résumé de mon histoire. Trente-trois millions d’actes de rébellion ont été signés pour réclamer le départ du Président, trente-trois millions de rebelles ont envahi les rues, les ponts du Caire et des autres villes du pays. Même si le mot rébellion, tamarrod, est rarement prononcé.
L’histoire que je raconte n’échappera pas à la terreur et à la contre-révolution, mais de l’avoir vécue, il en restera une culture populaire de la liberté et de la justice qui ne s'effacera pas de la mémoire collective. Tamarrod a prêté son nom à un parti qui contribuera à la rédaction d’une nouvelle Constitution.

Fawzia Assaad

Couverture : © Doaa Eladl, caricaturiste égyptienne
Texte en arabe : La voix de la femme... Révolution
Hommage à Shahinda Maqlad
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Tu vois c’que j’veux dire ?

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

Tu vois c’que j’veux dire ?en librairie le 24 octobre

Deux jeunes gens courent vers le port où les attend le passeur à minuit pile... 

Mais dans cette nuit, au cours de ce chemin qui les mène vers le bateau dans lequel ils vont embarquer clandestinement, que va-t-il se passer ? Que vont-ils se dire ? Réussiront-ils à...?

À partir d'un fait divers, Maïssa Bey interroge le pourquoi de l'immigration, le refus et l'espoir des jeunes, et là encore, avec subtilité, avec justesse, elle pointe du doigt – et de sa plume – ce qui lui semble inacceptable dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui. 

"Elle donne, dans un entretien inédit, une explication de ce phénomène : « En Algérie, les passagers clandestins qui cherchent­ à gagner au péril de leur vie les rives nord de la Méditerranée sont appelés « Harraga­ » ou brûleurs de frontières. Ces aventuriers des temps modernes n’ont d’autres ressources que leurs rêves, d’autre bien que leur vie qu’ils n’hésitent pas à mettre en jeu. Au paradigme de la peur qui s’installe sur ces rives nord, peur des lendemains, peur de l’autre, peur de la perte de l’intégrité identitaire, peur d’être envahis, répond, sur les rives sud, le paradigme de la désespérance qui permet justement de s’affranchir de la peur, de la dépasser. »

En ces heures de repli sur soi et de peur de l’autre, où l’Europe se transforme en forteresse, pour aller au-delà des idées reçues et déconstruire le discours qui fausse la réflexion sur l’émigration, le texte de Maïssa Bey nous propose une formidable occasion de réfléchir sur la désespérance de ces jeunes, sur leur capacité à donner corps à leurs rêves, au mépris du danger. 

Nous ne pouvons rester sourds à l’appel de ces jeunes qui rêvent d’une vie qu’ils espèrent plus digne. 

Si l’action se situe en Algérie pour ces « harraga », nous pensons qu’à travers les faits et les situations connues dans le monde entier, chaque tentative d’exil devient un drame universel."

 

Jocelyne Carmichael, directrice de la Compagnie Théâtr’elles

 

Parution de cette pièce de Théâtre pour le Festival de Mouans Sartoux et en librairie le 24 octobre.
Vous pouvez le commander dès maintenant et vous le recevrez en avant-première.


 

Détails

Genre : Théâtre
Format : 11 x 17 cm
Pages : 44

978-2-36795-009-9
5,00 €
 
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auteures

Maïssa Bey Maïssa Bey est née et vit en Algérie où, après des études à l’université d’Alger et à l’École Normale Supérieure, elle a mené de front à Sidi-Bel-Abbès, sa vie professionnelle (professeur de français puis conseillère pédagogique) et sa vie d’écrivain et de femme engagée dans la vie culturelle de son pays. Aujourd’hui, elle se consacre essentiellement à l’écriture, (romans, essais, nouvelles, 
théâtre...).

Elle est cofondatrice des éditions Chèvre-feuille étoilée et de l’association de femmes « Paroles et écriture », qui a créé en 2005 une bibliothèque à Sidi-Bel-Abbès.

 

extrait

Kamel

Même nous, s’ils pouvaient, ils nous rayeraient des listes… sans grande perte pour le pays ! Tu vois c’que j’veux dire ? Depuis toujours on est en instance d’effacement… Alors il vaut mieux qu’on décide nous-mêmes ! C’est bien pour ça qu’on est là, non ? Nous, c’est simple ! on voit d’où vient le vent et on navigue. La galère… un point c’est tout. Tu sais c’que c’est… Sans boussole. Au pif ! Et même si on sait pas où on va, l’essentiel c’est d’y aller, non ?

Farid
Laisse tomber… mais… je sais pas toi, mais moi, tu vois, avant même de monter sur le bateau, j’ai le mal de mer… j’ai… j’ai comme une boule, là, dans le ventre… ça me fait tout drôle d’être là, avec toi, à attendre de partir pour toujours. J’ai jamais fait de voyage ! Sauf… Sauf quand on… tu vois c’que j’veux dire ! [...]

 

La femme de la mer ionienne

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

La femme de la mer ionienne

en librairie le 24 octobre

Elle avait regardé ses mains, ses mains de qui, à la maison, ils attendaient la confection de la purée, lorsqu'elle aurait trouvé le lait. Elle avait souri, comme ça dans le vide. Ses mains qui avaient fait tant de repas, de lessives, de ménages, pas un grain de poussière dans l'appartement, ses mains qui avaient porté, lavé, habillé ses enfants, ses mains qui les avaient tant cajolés, tant consolés, bichonnés, qui les avaient aidés à marcher, ses mains qui avaient dans le noir souvent caressé le corps de l'homme qui était à ses côtés, ses mains qui avaient soigneusement plié chemises, tee-shirts, pantalons, caleçons, chaussettes qu'il jetait là, à côté du lit quand il allait se coucher, soir après soir.

En Italie, une femme au foyer sort un soir acheter du lait et... ne revient pas. 
À partir de cette décision prise sans préméditation, Maria Pia prend sa vie en main et la transforme au fur et à mesure de ses rencontres avec un milieu artistique et généreux. La femme de la mer ionienne,créatrice de bijoux, l'aidera à se réconcilier avec la vie.

Avec ses longues phrases entrecoupées de virgules, l'auteure manie, avec jouissance, la langue française comme elle l'entend pour exprimer autrement ce que Virginia Woolf, a si douloureusement ressenti.Écris, continue à écrire, j'aime ce que tu écris, ça aide à construire la vie, lui disait Amos Kenan. Elle avait 20 ans, il était son ami.

 

 

ABYSSES

Publié dans Collection D'un art, l'autre

ABYSSES

en librairie depuis le 24 octobre

Fariba Hachtroudi [...] aime comme elle se bat : avec fougue et obstinément. Iranienne jusqu'au bout de la démesure,elle a pris la leçon de Zarathoustra, qui fut en son temps le grand escaladeur de l'absolu. [... ]

L'accompagne, sous les auspices du Chèvre-feuille étoilée, l'encre noire et acérée d'Anne Cotrel, dont les corps et les visages esquissés crient la souffrance et le désir, enserrés dans la masse nocturne et menaçante qu'il s'agit de vaincre et d'éradiquer ou... de fuir à jamais. Elles disent toutes deux que l'obscurantisme n'est pas une fatalité au pays d'Omar Khayyam... Et que la libération viendra peut-être par les femmes opprimées et niées. Gil Jouanard

 Lecture de Vénus Khoury Ghata

Magnifiques tes poèmes
Lus d'une traite

On dirait des esquisses d'un peintre
le visible cache beaucoup de non dit/
Leur brièveté doublée de beaucoup de dissensions visibles 
à l'oeil nu....

Chère Anne Cotrel,
J'aime vos dessins, très enlevés et relevés par un trait sûr par quoi vous accompagnez les poèmes de Fariba Hachtroudi. Cette iranienne dense et vive de qui la poésie m'a touché.
Merci de m'avoir communiqué votre livre "Abysses", un livre fort, lui aussi, satirique, tendre et violent, et qui entre amour et ironie, pose bien des questions quant à l'avenir de la femme iranienne.
À toutes les deux, merci ainsi qu'à votre éditeur
Amicalement,
Salah Stétié"

Femmes et Révolution en Tunisie

Publié dans Collection D'un espace, l'autre

Femmes et Révolution en TunisieBien sûr le monde entier en a parlé, bien sûr l'amplitude de la révolution tunisienne a provoqué une émotion inégalée au cours de ces deux derniers siècles – à l’exception de la chute du mur de Berlin –, bien sûr aussi, les analyses, les commentaires, les professions de foi n’ont pas manqué… mais saisir des paroles de femmes qui y étaient, qui se sont impliquées depuis des années pour que cela advienne, c’est cela l’originalité de la démarche de Janine Gdalia qui, en interrogeant :

Azza Filali, Radhia Nasraoui, Nadia El Fani, Khadija Chérif, Marianne Catzaras,
Myriam Bouderbala, Lamia Ben Messaoud, Mériem Zeghidi, Hajer Bourguiba et
Michèle, Maya, Nedjma, Alima et Fatma,

met en lumière l’implication incontournable des femmes de Tunisie.
 

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À fleurs de peau

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

À fleurs de peauParu en mars 2013 - Sélection du Coup de cœur des ados du salon du livre de Saint-Lys 2014

Enfant d’un couple à fleur de peau, Enzo Titre collectionne les problèmes dermatologiques.
Il n’en demeure pas moins poétiquement bondissant et « so marvellous », décide Opale Monika Louisiane Charleston. Fille de tatoueur, l’adolescente sait mieux qu’une autre lire ces « mots de peau »…
Pourtant elle-même refuse de se laisser apprivoiser par la « fitchue » langue française qui aurait été celle de sa mère indigne, qu’elle a surnommée la sirène.
Il arrive que le passé familial vous agrippe quand vous ne l’attendez pas.

Est-on pour autant obligé de devenir ce qu’il vous tatoue sur le front ?

Un premier roman détonnant !

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Découvrez avec cette vidéo, non seulement le roman mais aussi la naissance et l'écriture d'un roman...

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Absences sans frontières

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

Absences sans frontières« À quel âge ai-je commencé à lui parler vraiment ? Grand-mère Gigi me passait le téléphone comme on tend un verre d’eau à une enfant qu’on pense assoiffée. C’est ton papa.
J’ai grandi avec cette voix, j’ai appris à interpréter les silences et les pauses… Tout s’arrangera, tu verras.
Au fil des ans, j’appris à déceler le désespoir derrière les mensonges. »

Géraldine grandit en Haïti entre sa grand-mère et sa tante, loin de son père émigré à New-York. 
D’un côté trois femmes courageuses, dans ce pays aussi secoué par les régimes politiques que par la nature, qui tentent, chacune à sa façon, de se battre contre le sort, de trouver leur voie et un peu de bonheur..
De l’autre un homme instruit qui ne vit, clandestin, que de petits boulots pour financer les études de son enfant et la rendre heureuse.
Le séisme désastreux du 12 janvier 2010 bouleversera leurs vies en dévoilant un terrible secret. 

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ATTENTION !

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

 ATTENTION ! de Nic SirkisLe 17 février 2011, Yann Orion, steward chez Air France, prend sa préretraite.

Période de retour sur soi qui réveille les cicatrices et les joies enfouies depuis l’enfance, sous le regard attentif et bienveillant de Guevara, le chat roux qui se charge de ramener son maître à la réalité. Il va réorganiser sa vie et quitter sa maison riche de précieux souvenirs, pour prendre un nouveau départ…

Un article découvert dans les pages du Canard Enchaîné, signalant la sortie d’un livre sur Van Gogh son peintre préféré, va bousculer l’existence de Yann Orion et l’entraîner en de rocambolesques aventures dans un jeu de l’oie parisien.

Au cours d’épisodes pleins d’humour, de tendresse, de suspense et d’effroi, Y. O. affrontera l’alter étrangère, « Insaisissable entre-deux », et, dans un récit en abyme, véritable work in progress, découvrira les affres de la création.

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Ce roman est arrivé second au prix Botul 2013

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Belle lurette

Publié dans Collection D'une fiction, l'autre

Belle lurette

Elle s’appelle Anah. Elle a brûlé d’amour.
Elle peint son dernier tableau.
Du Maroc à la France, l'itinéraire d'une femme entre deux rives.
Le geste, celui que j’ai cherché, que je cherche encore.
Mon équilibre, le contre-poids. La toile blanche est mon commencement.Vouée, rivée, sans cesse revenue à elle.

Cette histoire qui allait naître, ce support qu’elle m’a donné.
Quatre-vingts ans aujourd’hui.

Mon âge, je l’ai longtemps tu, par élégance, parce qu’il ne m’enferme pas. Bien
sûr, les marques de mon corps, les ravins près des rondeurs d’avant. Les couleurs différentes, gris dans les cheveux, bleu granite à mes yeux. Mais mon élan échappe à la coulée du temps.
[...]
Mon geste, toujours, l’élan, encore. Mon désir vit d’un élan différent. Désir sédimenté, érodé, jaillissant. Mon désir élément.
Ce tableau est le dernier. Il sera la synthèse. L’inventé.

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Ecoutez cette chanson écrite par Hélène et dédiée à ce livre

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