Ce qu'elle veut dire

le . Publié dans Collection D'un espace, l'autre

Ce qu'elle veut direen librairie le 12 mars

Françoise Renaud recueille ici ce qu’ELLE veut dire.
Elle, l’amie jamais nommée dans ce récit, représentée par ce pronom si « personnel » et universel à la fois. Elle, Humaine, ni plus, ni moins…
Se sentant accompagnée par l’écrivain dans l’épreuve qu’elle traverse, ELLE raconte, fouille son histoire pour  comprendre.
Peu à peu elle pénètre la broussaille, progresse à cœur.
Toujours la présence insistante de la mort qui ramène dans le camp de la vie et rallume les lampes sur les berges du fleuve.
La seule parole qui tienne est en train de s’écrire.
La vérité est dans le livre… dans le livre…

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Détails

Récit
Format : 14,5 x 21 cm
Pages : 116

978-2-36795-087-7
15,00 €


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auteure

 

Françoise RenaudNée dans le sud de la Bretagne, Françoise Renaud a rejoint le Languedoc pour étudier les sciences de la terre, puis a enseigné à Montpellier. En 1997, paraît son premier roman L’Enfant de ma mère (éditions HB) qui marque le début d’une vraie trajectoire littéraire.
Ce qu’elle décrit : le paysage, les pulsations du monde, les sentiments des hommes.
En filigrane, au fil de l’œuvre, qui compte une vingtaine  d’ouvrages, dont : Au-delà du blanc - Richarme (1904-1991), récit, CLC éd. 2010 ; Petite musique des vivants, roman, CLC éd. 2012, on ressent la présence silencieuse des personnages fondateurs, parents et aïeux. Un long chemin parcouru au bénéfice d’une écriture simple et profonde, percutante.
Rédactrice en chef depuis mars 2007 de Funambule, webzine littéraire et artistique (www.autourdes-auteurs.net). À noter également les lectures-concerts qu’elle donne régulièrement avec le violoniste Frédéric Tari.
Blog Terrain Fragile :
http://francoiserenaud.com/terrainfragile/
Site personnel :
http://www.francoiserenaud.com/

 

dédicace

À mon amie Ginette Haffreingue
dont les paroles ont donné naissance à ce récit,
vrai en tout point au moment de la confidence.
Elle est ma source, ma sœur,
mon modèle de ténacité et de fidélité.


Merci à ses nombreux amis qui savent l’accompagner.

extrait

Dans le salon la lumière est blanche. Elle ne mord pas, diffuse doucement à travers les rideaux brodés rapportés d’un voyage au Vietnam, il y a des années de ça. On sent l’hiver dehors, le repos des arbres et de l’herbe. Espace immobile comme s’il gelait.
Deux teintes pour les rideaux : l’une très claire en milieu de fenêtre, l’autre ambrée sur les côtés, presque dorée. Des broderies plus riches sont regroupées dans la partie basse, produisant un effet chamarré. Motifs géométriques et floraux mélangés. De toute façon elle ne supporterait pas une lumière trop vive, trop affirmée. Elle a besoin de doux, de lueurs calmes, de rideaux tirés pour gommer le champ trop grand du ciel. Son temps n’est pas encore compté. Enfin, pas tout à fait.

Elle s’attache à le croire.
[…] Récemment elle a compris l’histoire du don, le fait qu’une personne humaine doit recevoir de l’amour à son tour après avoir donné longtemps, sinon elle se heurte à un mur, tombe et gît pareille à une plante déshydratée. Jusqu’à mourir. De toute façon elle se fiche pas mal d’être jugée. Elle répète : « Ma position est claire, je ne veux plus voir mes filles ». Ou encore : « C’est fini, je n’ai plus rien à donner » Ou encore : « J’ai tellement pleuré à cause d’elles, maintenant je n’ai plus de larmes ». Et c’est la vérité.
Quand elle a appris que le mal était reparti du côté du poumon, elle n’a pas pu — pas su — pleurer.