Les éditions dédient ce site à toutes les femmes qui n’ont cessé de nourrir la revue Etoiles d’Encre de leurs textes, leur poésie, leur art, la chaleur de leur solidarité et de leur indulgence

 

Fin septembre 2012

Revue Nº51-52 Algérie 50 ans

Le passé n'est pas mort et enterré. En fait il n'est même pas passé. Ecrivait William Faulkner. Cette phrase paraît prophétique pour l'Histoire récente de l'Algérie.

Cinquante ans depuis 1962 sont passés, oui. Mais l'histoire des hommes et des femmes qui ont vécu cette période de folle allégresse puis de si grandes déceptions puis de nouveau d'espoir, n'est pas passée. Feuilletez les premières pages dont l'édito de Behja Traversac

Dans un journal tenu à son adolescence et qui occupe la place de la carte blanche, Anita Fernandez, enracine son texte dans ce que fut la guerre d’Algérie vue par une jeune française de l’époque. Feuilletez les premières pages

Christine Peyret, en faisant un incroyable travail de tissage à partir de photos de personnes ou d’évènements de ce temps de la guerre, révèle les traces qu’imprime ce pays dans l’imaginaire des gens. Feuilletez les premières pages

Rachida Azdaou témoigne par ses peintures et montages de photos d’une société déchirée, ambiguë où religion, langue, attitudes sont devenues ces codes sociaux qui la divisent. Feuilletez les premières pages

Les clés de la rue Charlot

Livre-puzzle qu’on peut entamer indifféremment côté soleil ou côté lune...
Dans un style parfois très cru mais toujours poétique, l'auteure nous livre des récits-témoignages du quotidien des années 80, avec ses joies et ses espoirs, ses peines et ses interrogations.

Dans ces pages, on accouche, on fait le marché, on entre dans les classes de maternelle, on marche sur la lune, on se rencontre, on se quitte, on se retrouve pour mieux se perdre…

Feuilletez les premières pages côté Lune

entretien décalé de Passage du Livre

Feuilletez les premières pages côté Soleil

Ecoutez Nic Sirkis dire le poème qui ouvre le côté Lune
 

 

Liens de sang, Janine Teisson

En collection poche 

Il a pris pour femme une veuve algérienne de treize ans. Ma mère n'a jamais semblé s'interroger à ce sujet. Une femme de treize ans ! Elle m'a toujours dit que cet homme n'avait jamais renié ses choix. L'amour, la religion musulmane, l'Algérie. Contre tous. Ils ont eu une fille. Malheureuse, semble-t-il. Enfin, c'est ce que dit ma mère. Française, Algérienne, Africaine, ma mère est ce mélange. Voilà d'où lui viennent ses yeux violets et ses cheveux drus.

Trois époques, de la colonisation aux années 90. Trois femmes, Djeyhmouna, Monique et Claudia.

La petite paysanne soustraite à un sort terrible par Ismaël - personnage librement inspiré de la vie de Thomas Ismaël Urbain , la militante pour l'indépendance, et celle qui part sur les traces de sa famille algérienne. 

Le rire d'Irène, Suzel Grondin Pilou

Clara est partie vers un ailleurs que l'on dit meilleur. 

« Non ! Lili, répliquerait-elle, pas avec moi, à moins que tu ne considères comme un ailleurs un trou rempli d'asticots. Quant au meilleur, je te laisse seule juge, ma belle...»
Les héroïnes de ce roman, qui nous arrive de la Réunion, sont deux amies. Clara, qui aime comme elle déteste, jusqu'au bout du monde. Clara l'amoureuse des mots, qui un jour se sentant trahie par eux décidera de ne plus écrire à personne et Lili, la narratrice, gaie, insouciante, qui déteste et aime comme tout le monde. Rarement jusqu'au bout. Entre elles, il y a la vie, les enfants, les voyages, les hommes, surtout ceux de Clara : Diego le cousin espagnol qui se cherche et Simon, l'Attenteur, joueur singulier qui attend Clara.

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Revue Nº49-50 Sous le signe du multiple

Ce numéro est sous le signe de nos appartenances et de nos voisinages.

Une quête consacrée à cet extraordinaire phénomène moderne qui fait que nous ne vivons et ne vivrons sans doute plus jamais dans des sociétés closes, barricadées sur leurs endogamies.  
Les textes que vous allez lire parlent de ces citoyens du monde d'aujourd'hui qui se 

Pour illustrer ce thème, Nic Sirkis a rencontré une artiste peintre, Nicole Fontaine. Elle nous parle de son parcours marqué du signe du multiple et nous offre des œuvres colorées ou sombres suivant ses thèmes, inspirés de ses lectures poétiques et de ces voyages de par le monde.

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Histoires minuscules des révolutions arabes - Wassyla Tamzali

[…] Mais pourquoi Histoires minuscules ?

Pourquoi choisir de raconter les révolutions par des histoires singulières ? Parce que les révolutions sont arrivées par la grâce de héros minuscules, et que si elles existent c’est par leur vertu de mettre enfin l’homme – la femme – au centre du devenir arabe, chassant Dieu et la Nation. […] Pour de nombreux héros minuscules de ce livre c’est un commencement. C’est la première fois que l’une fait l’amour, que l’autre parle, et que ce vieux, très vieux cairote né pendant la révolution de 1919 conduite par le Warf, rejoint les autres, sort de sa solitude et se dirige en fauteuil roulant dans son costume de marié vers la Place Tahrir pour rejoindre les autres avec qui, enfin, il fait un.

Aux dires de l'écrit de Claude BerInitialement il y avait le goût du mot dans la bouche, du souffle sur les lèvres, la parole comme une présence de la langue dans le corps et du corps dans la langue, une italianité florentine du verbe haut et chantant, de la vitesse et du son de la langue – toutes les langues comme étrangères et sonores. Il y avait la lignée du Sud, l’aède et le troubadour, Orphée et la musique pour aider la mémoire. Mnémosyne ou la mémoire et le poème – et le goût de faire fondre en paroles l'écrit dans la bouche et que l'encre devienne voix, le visible audible pour que se puisse entendre au double sens d’ouïr et de comprendre ce que  langue veut dire. Il y avait, sans y penser, le « dirécrire » en un seul mot quand la langue est parlée même lorsqu’on l’écrit et écrite quand elle parle.

 

Les jours blancs - Roman de Hélène Pradas-Billaud

Ta mort pourtant pousse à la vie. Une vie au présent. Ebouriffée, ouverte aux courants d’air. Insaisissable, constante et grave. Une vie amante. Une vie troublante. Si jeune au monde et sage. Une vie qui se suffit d’aimer. Une bouche à mordre quand on le dit. Vie. C’est ton absence qui me l’a appris. Au tableau noir, première du rang, je l’ai bien vu, c’était écrit lorsque tu es parti.

 « Les jours blancs, ce sont les jours sans. Sans la présence d’un être à jamais disparu. Comme tant d’autres, j’ai vécu douloureusement l’envol de mes filles. Dans le cas d’Hélène Pradas-Billaud, c’est son frère qui lui manque cruellement. Il y a tout juste dix ans, ce très jeune grand reporter [ Pierre billaud] que j’avais apprécié à RTL était tué par les talibans avec deux de ses confrères en Afghanistan. Comme elle ne pouvait plus lui parler, Hélène a écrit à Pierre. Sous forme romancée et très poétique. C’est l’enfance qui remonte des sous sols de la mémoire, leur enfance, leurs rêves, leur désir commun d’absolu. Il y a beaucoup de sensualité dans ce texte. Beaucoup d’espoir aussi en une vie meilleure, immaculée. Où va le blanc quand fond la neige ? » 

Patrick POIVRE D’ARVOR

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Etienne Dinet de Naïma Rachdi

ou Le regain de la peinture orientaliste

Immortalisant Bou-Saâda et une Algérie disparue, la palette chatoyante de Dinet (1861-1929) a séduit puis lassé : rejet, oubli ont remisé ses toiles, comme celles d’autres peintres orientalistes, dans les greniers et les réserves de nos musées d’Occident. Pourtant, ses œuvres battent aujourd’hui les records des ventes aux enchères : musées et particuliers, particulièrement du Moyen-Orient, lui assurent une cote jamais égalée.

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Chèvre-Feuille étoilée est une édition française à vocation méditerranéenne à sa naissance, elle s'inscrit désormais dans le monde. Elle essaie de diffuser ses ouvrages ailleurs qu'en France. Elle est depuis le début diffusée en Algérie. Notre projet est de la porter dans d'autres pays, et d'autres continents où elle a déjà mis le pied...


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